Je peins ce que j’aime voir et toucher.
Je ne raconte pas, je montre des instants de grâce tirés du quotidien, des situations que j’ai vécues.
Point d’émotions ou de pensées extraordinaires, juste le bien être d’exister et d’aimer.
Rien ne se passe dans mes tableaux : Tout se passe avant ou après.
Plaisir tactile des jeux de la lumière qui caresse une peau, effleure une chevelure. Magie des reflets et des miroirs où le regard s’élance dans un espace que la main ne peut atteindre. Beauté simple du corps des hommes, ambiguïté du regard du modèle qui regarde le peintre le regardant. Innocence d’une sensualité toujours présente.

Pas de contrastes violents, la gamme des couleurs est volontairement limitée, subordonnée à l’exactitude des valeurs, à l’harmonie de l’ensemble, à la lumière. Seulement quelques thèmes dont j’explore de nouvelles variations. Géométrie rigoureuse seulement au service de la clarté et contrastant avec la fluidité des corps. Pas d’anecdotes ou de détails pittoresques, pas de gesticulations véhémentes, juste quelques sourires.

Jacques Sultana

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I paint what I love to see and touch. I don't make things up. I just try to capture the fleeting beauty of everyday life, moments which I have experienced.
No extraordinary thoughts or emotions, just the joy of existence.
There is no action in my paintings : something just happened or is about to happen.
Tactile pleasure of the caressing play of light on skin, stroking hair and sculpting a profile.
The reflection of a magical mirror where you plunge into a space the hand cannot reach ; the simple and natural beauty of the male body ; the ambiguity of the model looking at the painter looking at him in a game of mirrors : innocence of an everpresent sensuality. Contrast and color are submitted to the rendering of light, harmony and balance of the whole.
The rigor of geometry and technique are used to contrast with the body's fluidity and only to serve expression.
A few themes and infinite variations, far from violence and drama, just a smile.
Jacques Sultana












Autoportrait (1985)